VIH-Sida et droits de l'Homme

D’après l’ONUSIDA, ce sont les populations les plus vulnérables dont les droits humains sont bafoués qui sont les plus touchées par l’infection à VIH. Les prévalences de l’infection à VIH parmi ces populations sont en effet infiniment plus élevées que dans la population générale

 

Alors que les progrès en matière d’accès au traitement de l’infection à VIH et de prévention, permettent d’envisager la fin de l’épidémie pour 2030, le principal obstacle à cet objectif sont les lois qui criminalisent les populations les plus vulnérables.

La déclaration finale de la conférence internationale sur le sida (Melbourne, Australie, juillet 2014), signée par les 14 000 participant-e-s, dénonce avec vigueur la stigmatisation et la discrimination des populations les plus touchées  par l’infection à VIH : « Pour vaincre le VIH et assurer l'accès universel à la prévention du VIH, au traitement, aux soins et aux soutien - personne ne devrait être criminalisé ou  discriminé en raison de son sexe, de son âge,  de sa race, de son origine ethnique, d’un handicap, de ses convictions religieuses ou spirituelles, de son pays d'origine, de son statut national, de son orientation sexuelle, de son identité de genre, de son statut de travailleur du sexe, de prisonnier ou de détenu,  pour avoir consommé des drogues illicites ou parce qu'elle vit avec le VIH (…) La fin du sida n’est possible que si nous surmontons les obstacles de la criminalisation, la stigmatisation et la discrimination qui restent les principaux moteurs de l'épidémie. »

 

Les directives internationales sur le VIH/sida et les droits de la personne, intègrent parmi les  domaines d’intervention le plaidoyer pour l’accès au traitement, la défense des droits et la lutte contre la discrimination et la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et les populations clés les plus exposées à l’infection à VIH.

Le forum a pour objectif principal de discuter de la place des droits humains dans la riposte au VIH et des effets du non-respect des droits de l’Homme sur la propagation de l’épidémie, en faisant le point sur la mise en œuvre les principales recommandations des agences du système des Nations unies à l’attention des gouvernements et les effets des lois punitives sur les ripostes et politiques VIH, notamment par rapport aux populations clés vivant ou non avec le VIH.

Les échanges prévus à ce forum prendront appui sur plusieurs rapports et documents internationaux de référence dont notamment le  Rapport de la Global Commission  on HIV and the Law intitulé, risques, droits & santé (juillet 2012), les conclusions de la 15ème réunion du Groupe de référence ONUSIDA sur le VIH et les droits de l'homme (Décembre 2013), la Déclaration de Melbourne (juillet 2014), etc.

Ce forum thématique sera organisé par L’ALCS  en partenariat avec la Coalition Internationale Sida, le collectif Droit à la Santé au Maroc, le CNDH et les principales associations et organisations marocaines des droits humains.